Témoignages

Cet espace est réservé aux témoignages, qu'ils soient positifs (bon accueil, bonnes pratiques, dialogue ouvert) ou négatifs (refus de soins, jugement, attitude inappropriée, comportement hostile, …). Exprimez-vous!

«Je n’aime pas les médecins, je n’y vais pratiquement jamais, et quand j’y vais, je ne leur raconte pas ma vie… Je ne vois pas le rapport entre ma santé et ma sexualité. Par contre, je suis preneur d’adresses de médecins gays
Cédric

«Pour ma part, le mien est gay, et en plus il est vraiment très professionnel. Il est vrai que tu te confies plus facilement à quelqu’un qui est de la même «sensibilité» que toi. Lorsque je me suis adressé à son cabinet, personne ne m’avait dit qu’il était homo, d’autant plus que ces personnes n’étaient pas gays. Je ne dis pas qu’un médecin non gay ou friendly ne soit pas à l’écoute d’un patient homo, mais tu auras moins d’appréhension quant à lui exposer tes petits soucis de santé et tu peux parler plus librement de tes choix de vie et pratiques, dans un souci de prévention, dont tu sais que tu ne seras pas jugé ou regardé de façon un peu trop moralisatrice
Nicky

«Rien ne remplace la mise en relation des symptômes avec le mode de vie. Après un dialogue ouvert, un mal de gorge persistant catalogué comme une angine peut être une MST…»
Luc (médecin généraliste)

«Pour ma part, je suis à 100% pour votre initiative… je me suis trop tapé de ces moments de malaise avec des médecins complètement conservateurs à qui on n’ose à peine parler de tout ce qui se situe en dessous de la ceinture… Comme pas mal de monde (hétéro ou homo d’ailleurs), j’ai eu mes années «d’explorations» (je me suis bien éclaté d’ailleurs…) sauf que pour les homos ça se passe pas exactement de la même manière, et il y a des risques spécifiques à prendre en compte… Pour moi c’était crucial de pouvoir aller chez mon médecin et lui raconter, en cas de symptomes inquiétants, que oui j’avais ci ou ça pendant le week-end, et tout ce qui va avec (avalé, pas avalé, capote ou pas, etc.) Après évidemment j’allais pas non plus à confess', faut pas déconner, mais pour qu’un médecin fasse bien son travail il faut qu’on puisse lui parler de tout sans gêne… Et j’en ai trop rencontré avec qui ce n’était juste pas possible. Après, ce que je pense de la médecine en général, c’est une autre histoire, merci Foucault
Tiger

«Les médecins qui manquent de déontologie et qui ont des propos plus que déplacés sont extrêmement courants, et personne n’est là pour les blâmer. Je vous laisse imaginer les dégâts qu’ils peuvent avoir sur des personnes fragiles quant à leur acceptation! Un exemple? 20 ans, à peine sorti du placard et pas encore bien sorti de mon conditionnement homophobe sociétaire et familial, je vais chez le médecin de famille que je connais et qui m’a toujours mis mal à l’aise, mais l’habitude faisant loi, je m’y rends pour psoriasis. Il me dit que c’est complètement psychosomatique. Je ne sais trop plus pourquoi, vient le fait que je suis homo. Il me dit alors: “Ah! Bah si vous êtes homo, c’est la syphilis!” Moi: “Je vous demande pardon? Si je suis hétéro, c’est psychosomatique, si je suis homo, c’est la syphilis?” Lui: “Bah oui!” Là-dessus, il me prescrit un bilan IST complet, en me disant: “Je vous rassure: la science progresse tous les jours, on arrivera bien à vous guérir de votre homosexualité. On injecte bien des produits aux animaux pour qu’ils deviennent homosexuels.”»
Kech

«Mais c’est dingue ça, à la fac on a je ne sais combien de cours de déontologie, on ne doit pas juger, respecter les différences, les religions, les opinions… et il y a des médecins qui se permettent de faire des remarques sur l’homosexualité. C’est aberrant, contraire à la déontologie et au serment
(Anonyme)

«Je n'ai pas d'ennui de santé et je vais donc rarement chez le médecin mais avoir un médecin de confiance pour la famille me parait essentiel. Avoir des pédiatres qui sont ouvert au sujet est aussi une bonne idée pour ne pas être stigmatisé.»
Rorive

«J'ai eu l'occasion d'avoir deux médecins jusqu'à présent et je n'ai jamais eu de soucis. Mon premier médecin traitant était une femme à Bruxelles, j'ai pu lui parler facilement de mon homosexualité d'ado, elle a même pu orienter et conseiller mes parents, les rassurer, bref un 10/10 sur toute la ligne. À présent, je vis à Liège et mon médecin traitant est… gay ce qui, bien entendu, facilite doublement, voire triplement la tâche puisqu'il peut comprendre de l'intérieur et vivre également les problématiques médicales liées aux gays. Bref pour moi deux expériences positives.»
Laurent

«Je voulais juste donner ce petit témoignage: il y a quelque temps j'ai du être hospitalisé pour dépression dans une structure psychiatrique. Lors de mon séjour, j'ai parlé de ma vie, mes problèmes à une infirmière et j'en suis venu à parler notamment de mon homosexualité. Lors de la conversation, elle a utilisé le terme de “déviance” concernant mon orientation (lapsus tout à fait révélateur pour ma part) tout en essayant de justifier ses termes juste après, disant que je ne devais pas le prendre mal mais que mon comportement n'était pas dans la norme. Je n'ai pas osé en faire part au médecin chef du pavillon
Jules